A la découverte de la planète Ménopausia

Il m’est dernièrement arrivé une drôle d’aventure, digne du meilleur récit de science-fiction.

Partie depuis peu à la découverte de Traitement, planète réputée hostile, ma fusée Chimio 2 a connu quelques avaries. Tout avait pourtant bien commencé et le voyage se déroulait sans encombre lorsque brusquement, et sans crier gare, la communication avec les moteurs Ovaire 1 et Ovaire 2 a été rompue. Houston, on a un gros problème : impossible de rétablir la liaison !

La seule solution qui s’offre à moi est simple. Je dois abandonner le vaisseau-mère et atterrir sur la première planète qui se présente.
C’est ainsi que je me retrouve coincée sur une planète dont j’ai souvent entendu parler, sans jamais vraiment m’y intéresser j’avoue : la planète MENOPAUSIA !

Passé l’effet de surprise, et après plusieurs semaines d’exploration, je peux te dire que le climat y est très particulier. En quelques secondes, la température peut augmenter de plusieurs degrés puis baisser aussi rapidement. Je sens arriver les vagues de chaleur dans tout mon coprs. Le cou me brûle, mon visage devient écarlate et enfin, je meurs de chaud de façon générale. Je suis en sueur mais glacée lorsque la température baisse à nouveau.
Comme l’écrivait si bien Louise Labé, au 16ème siècle : « J’ai chaud extrême en endurant froidure ».

Ces phénomènes se produisent surtout la nuit, toutes les deux heures.
Les perturbations climatiques de Ménopausia sont très bien réglées, elles.

Heureusement, j’ai jusqu’à présent échappé aux pluies d’irritabilité dont les fâcheuses conséquences sont connues de tous.

J’ignore combien de temps je vais devoir vivre dans de telles conditions. Il me faut de toute façon m’y résoudre en attendant le retour du vaisseau de secours Régulator. Je pourrai alors rejoindre ma terre habituelle, après une escale sur Pubertis, la planète de transition.

Nous sommes le 29 juillet, j’ai chaud, j’ai froid et je n’arrive plus à dormir les nuits.

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