Allez let’s go, on se remet en mode boulot !

 

Diplômée d’un Master 2 en Marketing et Relation Client en 2012, 23 ans, la fin des études, des projets plein la tête, l’envie de partir à l’étranger…

Le cancer s’est pointé, les projets mis de côté, le retour chez papa maman quant à l’aspect financier, mon indépendance mise au panier…

 

Pourquoi moi ? Et bien pourquoi pas !

 

J’ai enfilé mes gants, prête à terrasser ce foutu crabe venu semer la pagaille !

Après plusieurs opérations, traitements, chute de cheveux… Un parcours assez classique quand on a le cancer, me voilà de nouveau « presque » prête à revenir dans une vie rythmée en partie par le travail, pour retrouver mon indépendance et me construire en tant que femme active niveau boulot, parce que oui, malgré mon absence dans un cursus traditionnel, je ne suis pas restée assise sur un banc en regardant le temps passer !

Lors de mes traitements chimios, nous avons co-fondé avec 4 autres jeunes l’association On est là, qui réunit les jeunes face au cancer. Notre volonté : créer une communauté de jeunes entre 13-30 ans, basée sur le soutien, l’échange, le partage d’expérience. Aujourd’hui l’asso prend de l’ampleur au niveau national, vient en aide aux jeunes dans le besoin et nous en sommes fiers.

J’ai participé également à différents projets en rapport au cancer, photos, rédaction d’articles, prévention…

Depuis juin 2015, j’ai quitté le bureau de cette belle association afin de m’éloigner petit à petit de la maladie. J’ai pris du recul face à cette épreuve de vie, j’ai accepté, j’ai grandi, j’ai appris à savoir ce que je voulais et ce que je ne voulais plus ou pas. Cela prend du temps, la phase après traitements est loin d’être évidente.

Depuis, j’ai fait mon chemin malgré une grosse période de doute sur mon avenir professionnel.

 

Dans quoi me lancer ? Ai-je envie de me lancer ? Refaire une formation ? J’ai même pensé changer de voie… Je veux tout simplement exercer un travail qui a du sens pour moi, qui me nourrit au quotidien. Intégrer une entreprise qui possède des valeurs humaines que je prône : la solidarité, le respect, l’ouverture, la considération.

Malgré tout, mon goût prononcé pour le marketing et la relation client, ma créativité, alliés à mes qualités relationnelles, m’amène à me diriger vers la reprise d’un poste dans le marketing opérationnel pour confirmer mes acquis. Je me laisse du temps pour voir si ce domaine me correspond toujours, si je m’épanouis dans ce que je fais.
(Il faut dire que l’on y passe une grosse partie de notre vie au travail !)
J’ai l’envie de développer des compétences en digital et graphisme, et de m’enrichir.

Du fait de ces 4 ans d’arrêts face à la vie active « normale », j’appréhende le retour au travail, notamment les entretiens, mes débuts dans une nouvelle entreprise, le rythme à tenir (C’est surement « normal »). Et paradoxalement, j’ai envie de ce changement.

Alors, Comment me positionner face à un recruteur :

  • Dois-je évoquer mon cancer ou non ?
  • Comment expliquer le « trou » dans mon CV ?
  • Comment le tourner à mon avantage ?
  • Comment évoquer les prétentions salariales ?

 

Pour m’aider à répondre à ces questions, j’ai participé à un Job dating le 20.09 à Paris organisé par Cancer@Work (association d’entreprise*) et On est là (édition « Jeunes adultes »).

 

L’objectif de cette journée était de m’éclairer, m’accompagner dans la réflexion que je mène sur mon projet professionnel afin d’accélérer mon accès à l’emploi.
Pour ce faire, les organisateurs nous ont permis de rencontrer divers intervenants ainsi que des professionnels du recrutement à qui j’a pu exposer mes interrogations afin d’y voir plus clair.

Grâce à cette journée, j’ai regagné en confiance en moi. Je ne parle plus de trou dans mon CV, je peux évoquer mon cancer brièvement dans ma description, puisqu’il a fait de moi la personne que je suis aujourd’hui. Je suis reboostée pour entamer mes recherches d’emploi ! Il y a plus qu’à franchir le pas et envoyer mon CV pour décrocher des entretiens !

 

Petits conseils : Prenez le temps de flâner, de vous déconnecter pour mieux vous reconnecter. Surprenez-vous chaque jour, sortez assez régulièrement de votre zone de confort…

Évoquez vos craintes à la communauté, soyez connectés, à l’affut d’évènements via les différents réseaux sociaux qui pourraient vous profiter.

Lancez-vous, de toute façon nous ne sommes jamais prêts à 100% ! N’oubliez pas que suite aux épreuves que vous avez traversées, vous pouvez être un atout dans votre entreprise, votre domaine d’activité (sens des priorités, recul face au stress, adaptabilité…)

Le fait de témoigner sur la période de transition que je traverse en ce moment quant à la reprise d’un travail, à un aspect libérateur.

Ensemble nous sommes plus forts, l’idée est vraiment d’emmener dans le collectif certaines de mes problématiques, pour les résoudre ensemble, car je suis certaine que je ne suis pas la seule dans cet arrêt/retour au travail.

A vos claviers, si vous avez des pistes qui vous ont aidées, apportées, partageons ! Restons mobilisés pour s’en sortir non pas seul mais ensemble !

 

« Impossible n’est pas français » Napoléon Bonaparte

Cloé

#motivée #ensemble #partage #cancersurvivor

*Notre objectif : soutenir l’insertion, le maintien dans l’emploi et l’amélioration de la qualité de vie professionnelle des personnes touchées par la maladie http://www.canceratwork.com/web/accueil.php

  1. J’ai déjà eu un adénofibrome 20 ans après j’en ai peut-être un autre ou un cancer mais j’ai peur de le savoir je suis angoissée
    Aidez-moi

    • Je comprends parfaitement votre angoisse mais malheureusement la peur n’évite pas le danger. Vous devez savoir ce que vous avez pour pouvoir faire le traitement qui vous conviendra le plus rapidement possible. Et en plus, peut-être que vos résultats ne seront pas mauvais.
      Moi même, j’ai 48 ans et j’ai eu mon premier cancer du sein à l’âge de 35 ans puis après deux récidives, et depuis l’année dernière celui-ci est devenu métastatique. Chaque scanner est angoissant mais les traitements sont de mieux en mieux adaptés et nous permettent de gagner des années de vie.
      Vous pouvez vous faire aider par de l’hypnose, de la psychologie ou différents moyens pour tenter de dédramatiser ces examens médicaux qui même s’ils sont angoissants sont nécessaires et nous sauvent souvent la vie. Bon courage à vous !

  2. Votre témoignage est très intéressant et je me pose les mêmes questions face au retour au travail. Je venais de faire une reconversion professionnelle (anciennement chercheur en biologie je suis devenue agricultrice pour vivre ma passion des chevaux) quand le cancer a pointé le bout de son nez. 1 an après les gros traitements je me demande ce que je vais faire de ma vie professionnelle vu que reprendre mon activité agricole n’est plus possible… Je ne suis pas au top de ma forme et les effets secondaires de l’hormonothérapie ne sont pas toujours faciles à gérer.

  3. À la lecture de votre témoignage j’ai relevé que vous écriviez là après cancer, ce n’est pas toujours simple. C’est vrai rien n’est simple dans le cancer. Lorsqu’on est pas concerné on a peur de ce mot. On pense que si un jour on doit être concerné on ne pourra pas y faire face. Moi la première. Et pourtant. .. Et oui 2014 cancer. Annonce juste à 4 jours de mes 49 ans. Le monde s’effondre. Et pourtant je choisis de me battre. J’ai pleuré, hurlé et passé des nuits blanches. On avance, on fait face de front aux opérations et traitements… Puis aux nouvelles opérations ayant fait le choix de reconstruire. Un long parcours que je ne regrette pas même si ce n’est pas facile… Tout cela prend du temps on est dans l’action, on en oublierait presque le danger de cette maladie. Je dis presque, car notre âge dans le miroir nous le rappelle. Et pourtant.. Oui et pourtant je dirai presque que cette maladie m’apportait quelque chose de surprenant que je ne maîtrisais pas. Je n’étais plus angoissée comme avant. Je ne me souciait plus des « conneries « . Ce qu’on pensait de moi m’était bien égal.. j’appréciais de vivre. Mais doucement une fois la reconstruction terminée j’ai commencé à être fatiguée (durant ces 2 ans je ne l’avais pas été, mon entourage trouvait d’ailleurs cela étonnant. Pour tout dire moi aussi. Et puis là fatiguée. Pas de raisons. Mais c’était un relâchement. .. Aujourd’hui j’essaie, de retrouver cette état d’esprit . Il me faut aussi accepter qu’il faut savoir s’autoriser à être fatiguée, qu’on peut aussi ne pas être bien. Que ma réaction est sans doute normale. Qu’il y a des étapes. .. Voilà cancer j’espère ne plus revoir le bout de ton nez.

    • Bonsoir , et bien je suis dans ton cas j ai eu un cancer du sein il y a 2 ans et demi et je l ai combattu comme une chef mais depuis ma reprise à mi temps thérapeutique, je suis fatiguée et surtout envie de rien ! Alors que malade j ai voyagé, bringue et sorties, je comprends pas j espère que c est normal! Voilà

  4. Bravo bravo. Pour votre courage et votre générosité. Je n’ai pas eu de cancer mais d’autres maladies qui m’ont épuisées. Paludisme entre autre. Mais ma mère a été touchée par cette cochonnerie et comme nous étions une famille très soudée j’ai mis de côté ma vie. Aujourd’hui j’ai tout perdu à cause de ça et d’autres conneries de la vie. J’ai un bac+6 mais je ne travaille pas. Je suis seule avec les enfants et de jour en jour je m’épuise. Je n’ai même pas fait les contrôles, mammo etc car je me dis qu’étant seule ça serait trop compliqué à gérer. Je ne supporterai pas. Je suis trop épuisée. Bon courage à tous et à toutes.

  5. Je ne suis incapable de vous conseiller sur l’attitude à tenir vis à vis du cancer car je ne l’ai pas eu. En revanche j’ai 76 ans et je suis retraité à Agadir, j’ai acquis une solide expérience dans le monde du travail. Comme vous le savez, la période n’est pas facile pour ceux qui cherchent du travail.Tous les prétextes sont bons pour éliminer un candidat. Le cancer en est un.C’est scandaleux mais c’est comme cela.Je me permets donc de vous conseiller de monter un petit cabinet conseil réunissant quelques personnes ayant été touchées par la même maladie. Vous vendrez votre compétence, votre combativité et les entreprises clientes n’auront pas les mêmes craintes vis à vis du cancer.Quant à vous, vous continuerez le combat.
    Bonne chance

  6. Valke marie noelle

    En arrêt pendant 3 ans suite à un cancer du sein, je viens d’être licencié pour inaptitude. Je travaillais avec un public d’adultes handicapés j’aimais mon travail la relation aux autres. Je dois changer d’emploi et je suis un peu perdue que faire ? Pôle emploi me propose une formation secrétariat comptabilité… Cela ne m’enchante pas, j’ai du mal à trouver ma place après 12 ans dans ce métier de l’aide à la personne que pourrais je faire ? Je suis déconnecté du monde du travail, fatiguée une opération qui arrive en novembre…Plus droit à être indemnisé par la sécurité sociale après trois ans d’indemnisation et si je me mets en arrêt après cette opération je serai radiée de pôle emploi pas facile.. Mon choix ne pas me mettre en arrêt mais comment faire ? Un peu perdue…..

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