Cette fichue maladie…

Chez nous le cancer ça devient une institution, de mère en fille il se transmet et il est ravageur…
Il y a 7ans j’ai perdu ma mère après 13 ans de combat acharné, 13 ans de larmes, de cris de déchirements, 13 de survie…
Il faut dire qu’il n’y avait pas toute cette prévention avant, la génétique n’était même pas envisagé.
Je me rappelle comme si c’était hier de cette annonce terrible, du haut de mes 10 ans j’étais si perdue… Les larmes aux yeux, la gorge nouée ma mère nous annonce la terrible nouvelle, 20% de chance de survie, oui 20% ils lui laissaient avec l’opération et pourtant !! Elle s’est battue pour nous, mais quel combat ! Pas de famille proche autour de nous, peu d’amis dans la confidence du coup lorsque nous n’étions pas à l’école et que personne n’était là pour nous garder on partait en chimio avec elle et j’ai souvenir que c’était assez fréquent, je haïssais profondément ces moments là…
Une vraie spirale infernale, la chimio, les rayons, les bilans, bref premier cancer du sein et une victoire, au bout de 10 ans elle se pensait enfin en rémission mais non… 2ème cancer du sein… (métastases du 1er, rechute ?? Je ne sais pas…) elle ressort encore vainqueur mais pour peu de temps, 1 an après elle fera un cancer des os, métastases du sein, 2 ans de lutte intensive mais en vain…
Alors je suis en colère ! Tellement en colère, perdre ma mère alors que je venais de mettre au monde mon enfant, grandir et apprendre seule, c’est si dur…
Et maintenant c’est à mon tour, les mammos, échos IRM, tous les ans.
Premier contact prise de rdv avec mon médecin généraliste il refuse de s’occuper de moi, passé familial trop lourd il m’envoie vers un gynéco spécialisé, le gynéco ne veut pas statuer et prendre de décisions me concernant il faut que j’aille à Paris. Plusieurs mois d’attente pour avoir un rdv, un dossier énorme à remplir (pas encore reçu), je n’ai pas de cancer mais déjà tout ça ça m’accable, les doutes, les questions, les réponses à demi-mots pour ne pas m’inquiéter parce qu’il se peut qu’il n’y ait rien, c’est dans des moments comme ceux là que j’aimerais avoir ma mère à mes côtés, qu’elle me dise que ça va aller, que je suis entourée et qu’elle sera là pour moi.
Cancer je te hais tellement….

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