j'ai été diagnostiquée le 13 mars 2013 à l'âge de 35 ans,je n'y croyais pas trop, comment c'était possible ? pas un seul cas de cancer dans ma famille et je suis jeune !!! et finalement en cherchant bien (il fallait que je trouve une explication) j'ai su que c'était de ma faute. le rythme de vie que je me suis infligée après la mort de ma meilleure amie en était la cause pour moi. J'avais sombré dans l'alcool, tous les jours je me saoulais pour oublier, ça plus le stress qui faisait partie de moi n'ont pu que aider cette saloperie à se développer en moi. A partir du diagnostique tout s'est emboîté : les 1er examens,l ’opération pour la pose de ma chambre implantable (souvenir horrible) moi en pleurs dans ma chambre d’hôpital me disant comment j'allais réussir à tenir si déjà là je commençais à craquer... J'ai eu ma 1er chimio le 4 avril 2013, à la 3e semaine juste avant ma 2e chimio mes cheveux ont commencés à tomber, je les ai couper très courts mais ils tombaient toujours autant alors je me suis dit qu'il valait mieux tout couper parce que j'en avais marre de les retrouver partout. J'ai pas eu le courage de le faire moi même alors c'est mon petit frère qui m'a mis un coup de tondeuse. Pour la 1ère fois de ma vie je me retrouvais le crâne nu. J'en ai pleuré évidemment. le lendemain je m'achetais une panoplie de foulards de plusieurs couleurs (il était pas question de perruque) ma dernière chimio a eu lieu le 16 juillet 2013 je pensais que ce qui viendrati après ne pouvait pas être si terrible mais je me trompais. Il y a eu le rdv avec le chirurgien qui s'est très mal passé, je me suis complètement fermé à toutes discussions je ne voulais pas entendre parler de cette opération, je ne voulais pas être mutilée...On a refixé un autre rdv pour me laisser le temps d'encaisser et de me préparer... Je ne l'ai jamais été, j'ai été opérée à contre cœur, d'ailleurs le jour de l'opération sur le bloc on m'a endormie alors que j'étais en pleurs quand je me suis réveillée j'étais dans ma chambre avec une perfusion sous le bras un pansement sur le sein... Quand on m'a enlevé le pansement je n'ai pas regardé. Je ne voulais pas, je n'avais pas le courage malgré les mots réconfortants des infirmières je ne pouvais pas. Quand j'ai enfin pris mon courage à deux mains et bien figurez-vous que ce n'était pas si terrible que ça, évidemment c'était gonflé mais on avait pas l'impression qu'il manquait un morceau. Finalement tout ce stress pour pas grand chose. Après cette étape je me suis dit que le plus dur était derrière moi... Je me trompais !! Il me restait encore la radiothérapie et on arrêtait pas de me dire tu verras c'est de la rigolade tu verras!! j'étais rassurée Pourtant ça été une expérience que je ne voudrais revivre pour rien au monde, ça a été horrible pour moi, le trajet tous les jours, le fait d'être torse nu, de me faire dessiner sur les seins le cou, de me faire examiner comme au microscope, la peau qui commence à rougir, à brûler.. J'ai détesté !!!! J'ai mieux encaissé la chimio que la radiothérapie. Les manipulatrices m'ont vu sourire pour la 1ère fois le jour de la dernière séance. Aujourd'hui je suis encore en traitement, j'ai l'injection de mon anticorps toutes les 3 semaines et des examens du cœur plus tout ce qui va avec mais bon ça reste banal par rapport à tout ce qu'il y eu. Il me reste à subir une opération à subir sur mon sein sain afin que ma poitrine soit de nouveau "normal" et je peux vous dire que j'ai hâte car je ne supporte pas cette poitrine difforme. Mes cheveux ont recommencé à pousser mais ils sont encore bien trop courts alors pour l'instant mon foulard fait toujours parti de moi, mes sourcils aussi sont très long à repousser (il faut dire que je n'ai pas beaucoup de patience aussi) mais les poils eux par contre ils ne leur à pas fallu longtemps pour retrouver leurs places! lol! Le plus dur est derrière moi mais je me sentirai de nouveau une femme et complète quand j'aurai récupéré tout ce que j'ai perdu à cause de cette saleté de maladie et là je pourrai me dire que j'ai été plus forte qu'elle...