Parce que la vie est belle…

Je me croyais pleine de force, de vie et en bonne santé. Même, si je ne prenais pas toujours le temps d’écouter mon corps ou de m’arrêter quelques instants pour récupérer, j’étais loin de m’imaginer ce qui m’attendait…

Lorsque j’ai appris mon cancer, ma première pensée a été pour ma fille.

Au delà de l’horreur qu’a représenté pour moi cette nouvelle, je ne pouvais imaginer ne pas être là pour l’accompagner tout au long de cette phase de la vie, cette période de l’enfance si importante pour sa construction.

L’image de cette famille qui serait devenue bancale, amputée d’un de ses membres, me liquéfiait sur place. Qui d’autre qu’une maman pouvait l’élever et tout simplement l’aimer de façon inconditionnelle. Qui d’autre qu’une maman pouvait la prendre dans les bras, la consoler les nuits, faire fuir ses terreurs nocturnes, lui apprendre la politesse, l’honnêteté, la rigueur, la droiture, l’humanité, la regarder avec bienveillance quoi qu’elle dise, quoi qu’elle fasse ?

Alors je me suis battue…

J’ai fait face, j’ai pris les choses avec fatalité tout en étant la plus optimiste possible…

J’ai pu être toujours présente pour ma fille, grâce à ma famille…

Et j’ai pu penser à autre chose, oublier, et même rire, grâce à mes collègues de travail… (qui sont mes amies maintenant ! trop tard les filles, fallait pas être gentille avec moi ! :D)

Aujourd’hui, ma vie est différente. Le plus petit événement m’apportant du plaisir est exploité à 200 %. Les bonnes résolutions me traversent l’esprit (elles ne feront que le traverser car le temps apaise les souffrances et aussi parce que l’on ne change pas sa nature).

La maladie m’a permis de réaliser que rien n’est éternel, que tous les instants de ma vie sont éphémères, et que l’instant présent est plus important que l’instant futur.

Maintenant, je sais reconnaître la tristesse, l’inquiétude ou la détresse dans un regard et je sais lui sourire pour le réconforter. Je comprends la sensation d’abandon, la souffrance de l’isolement, la crainte et la détresse, je connais la force d’une présence qui respecte le silence et qui accompagne la souffrance.

Ma maladie est un coup de tonnerre dans ma vie. Mon âme s’est révoltée dans un corps stressé par un manque d’expression de mes blessures ressenties.

Ma guérison est une victoire de la vie. Mon âme s’est libérée et mon corps a suivi… même si je sais que tout n’est encore pas fini (d’où mon optimisme !)…

Parce que je veux vivre demain…

Parce que je veux rire sans fin…

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