Préambule

La maladie est pour moi une forme de chance, comme un rappel à la vie.
Tout allait pour le mieux pour moi : j’ai rencontré mon cœur jumeau, je reconstruis ma vie et je suis tout simplement heureuse.
J’ai 2 enfants. Il a 2 enfants. Nous voici famille recomposée de 4 enfants, qui s’entendent très bien.
Je suis née à Verviers et y ai vécu jusqu’en 2000. Pour des raisons professionnelles et amoureuses, j’ai migré vers la périphérie bruxelloise, où je réside encore à l’heure actuelle.

 

En 2004, je passe une mammographie sans me soucier du résultat. Je me sentais bien, alors pourquoi s’en faire ?
Puis ce coup de téléphone un dimanche matin de mars. Mon médecin de famille me dit qu’il y aurait un problème et qu’il faudrait repasser un examen pour confirmer le diagnostic. Gloups….. non, pas moi !
Je vais dans un hôpital bruxellois (en fait le seul qui a bien voulu me donner un rendez-vous en urgence) et la batterie de tests commence : mammographie, biopsie, ….

 

 

Et le verdict tombe : cancer du sein très avancé. Il faut agir directement. On me présente l’oncologue, la radiologue, le scannologue, le chirurgien, la mammologue et j’en passe. Moi, qui n’avais que de l’aspirine dans ma boîte à pharmacie, qui avais juste été opérée de l’appendicite, je me dis que je vais devoir vivre dans cet univers pour moi si inhospitalier pendant un certain temps.

 

 

On me prend un rendez-vous chez le chirurgien, on me remet une lettre fermée à lui remettre. En route, ça me taraude. Je ne comprendrai certainement pas tout leur jargon, mais je l’ouvre. Je lis, je comprends de suite, je me demande « Pourquoi moi ? » et je pleure.
Carnet de route à établir : une chimio néo-adjuvante pour diminuer la tumeur pendant 12 séances à 3 semaines d’intervalle, mastectomie du sein droit et radiothérapie. Ben, si je compte bien, ça me fait une bonne année à faire des allers et retours vers l’hôpital. Jamais je n’ai baissé la garde, ni arrêté de travailler (seulement la semaine qui suivait l’injection car avec la baisse des globules, j’étais trop fatiguée). S’asseoir au bord du trottoir et pleurer ne serait certainement pas la meilleure des solutions.

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