Nous sommes à quelques heures de la nouvelle année : 2019 l’année du neuf et des meufs, elle est parfaite pour moi celle-là.

 

Habituellement, c’est pleine de belles résolutions, de rêves à réaliser et d’envie de changements que je l’attends. Après tout, si elle est nouvelle, c’est bien pour être différente, alors pourquoi ne pas se la souhaiter haute en couleurs et forcément meilleure que la précédente ?

 

Habituellement, c’est avec impatience que je la guette pour envoyer de jolis vœux de bonheur et d’affection à mes amis. J’aime préparer un petit montage photo pour les faire rire, les attendrir et leur montrer à ma manière que la vie est belle et légère.

 

Habituellement, c’est avec plaisir que je reçois les vœux que mes proches me souhaitent généreusement : « amour, gloire et santé ». C’est si bon et réconfortant de se sentir aimée. Je prends chacun de leurs mots comme un cadeau qui apporte du plaisir sans faire grossir.

 
Mais cette année, c’est différent, je crois que j’ai le blues… Je ne pas envie d’entendre les douze coups de minuit, à moins que ce ne soit pour annoncer 2020, l’année où je vais bien.
  Je ne crois pas que cette nouvelle année puisse me donner ce je dont je rêve : plus de crabe, plus de traitements, plus de douleurs, plus d’angoisses ni de frayeurs et enfin plus de pleurs. Elle s’annonce différente mais sans surprise. Tout est déjà organisé et planifié, et je ne peux rien y changer.   Je ne sais pas si je suis capable de trouver les mots justes pour souhaiter à mes proches les belles choses qu’ils méritent. C’est quand même affreux de désirer que leur vie ne bouge pas plus vite que la mienne par crainte de les voir s’éloigner. « Chers amis, je vous souhaite beaucoup d’amour, de réussite et surtout de la continuité pour pas trop me perturber ». Non ça n’est pas moi, je ne peux quand même pas leur dire ça.   Je ne sais pas si je suis assez forte pour accueillir les vœux avec joie. On va me souhaiter la santé encore plus que les autres années. Mais cela signifie quoi pour moi ? Continuer à me faire piquer, traiter et surveiller toute l’année. J’ai envie de pleurer à y penser.   C’est confirmé, j’ai vraiment le blues… Je n’ai pas envie d’entendre les douze coups de minuit, à moins que ce ne soit pour annoncer 2020, l’année où je vais bien.  
Mais qui sait ? Peut-être que la magie va opérer malgré moi ? Peut-être que le 1er janvier 2019, j’aurai un regard neuf ? Peut-être que mon blues aura quitté mes « Shoes » ?
Je vais croiser les doigts, mettre quelques paillettes, préparer les coupettes et me laisser porter sans attendre la sonnerie des douze coups de minuit.
Le blog Chroniques d’une croisade vers un avenir plus doux