Un combat contre le mépris

J’ai été diagnostiquée le 21 juin 2019. Tumeur au sein, grade II, her +++, hormonodépendant. Seulement voilà cette masse je l’ai découverte en février. À cette époque, je sens une masse, j’attends donc 15 jours jusqu’à début mars, pensant que c’est sûrement hormonal. Ce n’est pas la première fois. Passé ce délai, je vais chez le médecin, il me dit c’est hormonal pas d’inquiétude, on n’a pas un cancer à 23 ans.

Chez moi le cancer c’est une histoire de famille. Ma tante est décédée il y a bientôt 3 ans d’un cancer du sein généralisé car diagnostiqué beaucoup trop tard. Mon médecin étant le même que le sien, il ne me prend tout de même pas au sérieux.

2 ou 3 jours après je vois une sage femme qui me dit, on va contrôler par une échographie. La boule était douloureuse et me rendait le bras très douloureux. A l’échographie, le radiologique toujours même combat : c’est un kyste vous avez 23 ans on n’a pas un cancer à 23 ans. Rendez-vous donc fin mars pour ponctionner le ‘kyste’ douloureux. Ça me fait mal c’est atroce, rien ne sort le radiologue ne comprend pas, mais me dit on va envoyer le peu qu’on a ponctionné et je vous appelle si besoin.

Je reçois les résultats ‘cellule atypique’ début avril mais aucune nouvelle du radiologue. Je rappelle donc fin mai, il me donne rendez-vous pour une biopsie début juin. Et là surprise c’est un cancer. Et il me dit je m’en doutais depuis début avril mais je ne voulais pas vous faire peur.

Donc c’est mieux de me laisser venir après le travail au laboratoire, ne rien comprendre, ne pas me dire de venir accompagner et me dire vous avez un cancer. Il ne m’explique rien mise à part que c’est un cancer. Je rentre chez moi j’essaie de me calmer, ma plus grande crainte, la chimio. Je me dis que je n’en aurai peut-être pas besoin, que tout ira bien. J’essaie de me calmer mais je ne dors pas de la nuit. J’ai la chance d’avoir rendez vous au COL le lendemain. Et là, la chirurgienne m’annonce tout de suite que ça sera de la chimio en premier.

Aujourd’hui j’ai fini mes 3 premières séances de EC100. J’essaie de rester sereine et de me dire que j’ai de la chance. Malgré tout, je vais vivre. Mais je me sens perdue, vivre comment ?

Je suis en arrêt depuis, je me demande comment va se passer le retour à la ‘vie normale’. J’étais au début de ma vie comme j’aime le dire. Je venais d’acheter une maison avec mon compagnon, nous étions pacsés. La décision est venue naturellement, nous nous sommes mariés. La fragilité de la vie m’a fait peur et je voulais le protéger et me protéger des incidents de la vie vis-à-vis de notre maison et de tout ce que nous avons construit ensemble depuis plus de 5 ans.

Voilà, mon histoire je voulais l’écrire d’abord parce que je ne parle pas et j’avais besoin de m’exprimer et ensuite parce que j’aimerais qu’elle puisse faire comprendre que le cancer n’a pas d’âge.

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  1. Et oui malheureusement le cancer n’a pas d’âge….personne n’est à l’abri tenez bon courage je sais ce n’est pas tous les jours facile mais ça va aller moi ma force dans ce combat a été de voir le courage de tous ces petits loulous et ils sont nombreux qui luttent tous les jours contre ce fléau 💕💕💕💕💕💕💕💕💕

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