Je m’appelle Sharon, j’ai 19 ans et mon père a un cancer et mes médecins m’ont annoncé hier qu’il était en fin de vie.

Quand mon père m’a révélé qu’il avait le cancer, j’étais sous le choc, il me l’a annoncé dans ma chambre et il est directement parti, il m’a fallu deux minutes pour me rendre compte de ce qu’il me disait. J’ai commencé à pleurer. Ma mère, sortant de sa douche est rentrée dans ma chambre, elle m’a vu pleurer et elle m’a demandé pourquoi je pleurais, je l’ai juste regardée et elle avait tout compris, elle m’a serrée dans ses bras.

Je me souviendrais toute ma vie de ce moment. Mes parents sont venus me chercher ils m’ont expliqué qu’il avait un cancer mais qu’il avait été vite repéré. Du coup il y avait plus de chance que le cancer soit enlevé.

Je me suis inquiétée au début mais au final je me suis calmée et j’ai fait confiance à la médecine et aux mots que mes parents me disaient.

Au début, je l’accompagnais à des rendez-vous médicaux, je l’avoue, ça m’ennuyait parfois de l’accompagner puisque c’était très tôt le matin, mais je ne refusais jamais de l’accompagner.

Le jour où on m’a annoncé que mon père devait partir à l’hôpital, c’est là que j’ai vu un changement drastique dans son comportement, il ne dormait plus, il était plus fatigué et son cancer ou sa tumeur au niveau de son cou gonflait et i y avait du pus qui en sortait.

Quand il a été à l’hôpital, même si c’était difficile, à la maison on se débrouillait toujours pour aller le voir moi ma mère et mon petit frère on se déplaçait et quand je le voyais, il avait l’air plus normal, il commençait petit à petit à perdre sa voix, mais on le comprenait encore.

il a commencé les chimio, il en a fait deux en tout et quand il les faisait, à chaque fois je le voyais. Après, je le voyais de plus en plus fatigué, ça me faisait mal au cœur et je me disais que s’il est autant fatigué, ça veut dire que les chimio marchent donc même si j’étais triste de le voir comme ça, j’étais assez contente.

Je me disais que ça fonctionnait et que bientôt  il repartirait sur de bonnes bases et sur une nouvelle santé,

Mais tout ça a changé hier où j’écris ce texte, le médecin nous a dit que les chimio n’avaient pas marché et que le cancer progressait. Quand elle a dit ça, j’ai cru que j’étais en train de rêver que c’était faux ou que c’était pas si grave que ça.

Mais quand elle a dit qu’ils allaient bientôt arrêter le traitement et lui donner des médicaments pour baisser sa douleur dans le couloir de la mort, j’ai vraiment eu peur parce que, je n’imaginais pas une seconde que un petit cancer repéré aussi vite comme le disait mes parents allait se transformer en une morte précipitée,.

Je tiens à préciser que cela a été fait dans un délai de deux mois entre le moment où mon père m’annonce qu’il a un cancer et entre le moment où il me dit, qu’il va mourir y a que 2 mois qui séparent ces événements.

Mon père n’est peut-être pas parfait, mais il est tellement gentil et tellement serviable et parfois nous les adolescents on a un comportement d’ingratitude envers les parents et mon père à chaque fois que j’avais ces comportements là, il me criait pas dessus, il me faisait la moue avec une voix douce, c’est gentil et moi je me prenais ma tête en me disant, il m’énerve tellement.

Mais à l’heure actuelle, je ferais tout pour entendre sa voix. Je suis rentrée de l’hôpital, je suis chez moi actuellement.

Quand j’étais là-bas, j’ai dit à mon père de se battre pour moi de se battre pour notre mère, j’ai dit que j’étais contente d’avoir un père comme lui car il faut savoir que c’est mon beau-père et qu’il m’a élevée comme sa fille, il m’a promis que quand il sortirait de l’hôpital je prendrai son nom de famille.

Pour toutes les personnes qui vont lire mon texte et qui sont dans la même situation que moi ou qui pensent bientôt être dans la même situation que moi, ne perdez jamais espoir, ne faites pas encore votre deuil s’il vous plaît, suppliez la personne de se battre pour vous, suppliez-la à genoux s’il faut, je suis sûre qu’elle va vivre et qu’elle a le devoir de vivre.

Dites-lui toutes les choses que vous allez faire quand vous sortirez de ce foutu hôpital et et surtout, dites-lui de se reposer le plus possible et que vous l’aimez de tout votre cœur et que la voix dans cet état ça brûle l’amour que vous avez pour cette personne, ayez confiance, gardez espoir, peu importe votre religion, priez le Dieu, s’il y en a un priez Dieu, si vous croyez en la médecine, priez la médecine pour qu’il trouve un résultat, et même fermez les yeux et juste demandez qu’un miracle passe dans le corps de cette personne.

Malheureusement, si mon père part, vous n’aurez pas de nouvelles de son suivi, mais s’il commence à aller mieux peu importe le petit progrès, j’en ferai part ici parce que je souhaite le partager à tout le monde et je trouve ça très important. Merci de m’avoir lue.