À la trentaine on a souvent beaucoup de projets qui se mêlent, personnels et professionnels, mais jamais celui de vaincre un cancer du sang.

Fin novembre 2025, j’ai été diagnostiquée d’un lymphome B primitif du médiastin (non-Hodgkinien) avec une masse de plus 13 cm.

C’est incompréhensible lorsque, en plus, on adopte une hygiène de vie plutôt saine…

D’un coup, le monde s’effondre et vous n’avez d’autre choix que celui de croire en la médecine et en votre corps, qui pourtant vous a fait une belle frayeur !

Tous les projets s’arrêtent et la perspective de nouveaux devient difficile.

Les traitements sont certes efficaces mais très lourds.

Le temps semble infini et pourtant il est « court » : un protocole de même pas 4 mois.

Et puis il faut surtout rassurer son entourage, avoir l’air toujours positive et active.

Il y a une grande pression sociétale autour du fait que la positivité et le sport guérissent, or ce n’est pas ce que nous montre la médecine dans le cas des lymphomes.

Et puis il y a l’après, une phase du cancer qui est beaucoup trop lésée où on se sent parfois démunie face aux personnes qui pensent que ça y est, c’est « derrière toi ».

Alors j’invite vraiment les personnes en capacité à sensibiliser autour de cet après, qui est parfois aussi, voire plus difficile que le pendant.