Je m’appelle Myrtille.

Le cancer m’a appris à vivre avec la peur, mais aussi avec une force que je ne soupçonnais pas.

Pendant mon parcours, je suis passée deux fois tout près de la mort à cause d’aplasies fébriles sévères. À ces moments-là, tout se réduit à l’essentiel : respirer, tenir, espérer.

On comprend que la vie est fragile, mais aussi incroyablement précieuse.

Il y a eu la douleur, l’épuisement, la perte de repères, et cette impression que plus rien ne dépend de nous. Mais il y a aussi eu une chose qui ne m’a jamais quittée : l’envie de continuer, même quand c’était très dur. L’envie de croire qu’après la tempête, quelque chose reste possible.

Si je témoigne aujourd’hui, c’est pour dire aux personnes malades qu’elles ne sont pas seules. Même quand le corps lâche, même quand la peur est immense, on peut encore trouver en soi une étincelle de courage.

On n’est pas obligé d’être fort tout le temps. Il suffit parfois d’être vivant, encore là, un jour de plus.

Mon message est simple : j’ai frôlé la mort, mais je suis toujours debout. Et si je suis encore là, c’est aussi pour transmettre de la force et de l’espoir à ceux qui traversent cette épreuve.

Le cancer fait partie de mon histoire, mais il ne m’a pas volé ma lumière.