Cancer en été ? Je n’ai pas testé en hiver, j’avoue !

J’ai entamé mon parcours début mars, un petit calamar bien planqué dans mon nibard…

Le parcours est long mais celles et ceux qui en passent par-là connaissent toutes les étapes, les attentes, les rendez-vous, les micro-biopsies, les macro-biopsies, les mammo 1, mammo 2, mammo sans numéro. La pose des fameux repères avant les opérations : le long fil en métal avec un petit hameçon au bout pour aller pécher des idées comme chez le poissonnier (Tu tiens la référence de la pub des années 80-90 ???!!!).

Les anesthésies générales avec les joies post-opératoires. Dont la fameuse brassière à porter jour et nuit. Compliqué pour ma part fin juin quand il faisait plus de 40° : au moins, en mai, il pleuvait et faisait froid…

S’en suivent les traitements. Et puis vient l’été, les vacances… Des autres, pas les miennes, car je vais entamer la radiothérapie. J’ai toujours continué à travailler, par choix, car je traverse seule ces saisons en enfer :

Conserver un lien social en plus de mes amis, rester inscrite dans le quotidien est pour moi un essentiel.

Mais bientôt la fin juillet et là, je réalise pleinement que plus personne n’est là. Je sais, c’est normal, chacun sa vie après tout mais la mienne est tellement entre parenthèses que je perçois d’autant plus ma propre situation.

Pour preuve, j’ai réalisé seulement début juillet que j’avais un cancer et que c’est quand même plus grave qu’un rhume… C’est con, je le conçois depuis le temps mais mon petit cerveau ne voulait pas l’imprimer. Petite blague pour en finir : je suis née le 11 juillet… Je suis cancer et ascendant cancer !