Le Dr B, chirurgien mammaire qualifié en cancérologie ressemble à l’acteur John Malkovitch, c’est ce que je lui dis lorsqu’il me fait pénétrer dans son cabinet à 9h du matin ce mercredi 3 décembre à l’Institut du sein.  Je parle toujours beaucoup dans les rendez-vous médicaux, je cherche à détendre l’atmosphère et à prendre de la distance par rapport à la maladie. On me compare plutôt à Francis Huster me répond-il dans un sourire.

D’emblée le courant passe. Je suis ici  pour un cancer du sein dépisté récemment et cet entretien est destiné à organiser les opérations. Comme d’habitude je n’entends rien et n’écoute rien, je suis dans une bulle.

Trop d’informations, trop de rendez-vous à préparer, je ne suis plus la conversation, heureusement je suis accompagnée de mon fidèle compagnon, concentré, attentif, qui note tout, qui pose les questions essentielles.

C’est comme si je ne voulais rien savoir à l’avance, car l’ angoisse et la peur ont annihilé toutes mes fonctions intellectuelles. Je sais que j’ai un certain nombre de tâches à accomplir et pas des moindres :

  • Refaire une mammographie : le 5 décembre
  • Prendre RV avec l’anesthésiste, c’est le 12 décembre
  • Organiser repérage du ganglion sentinelle (afin de ne retirer que le ou les premiers ganglions axillaires drainant le sein) ; ça c’est le 16 et je recevrai une injection de produit radioactif afin que 2h plus tard pour réaliser un repérage radiologiques d’une lésion mammaire
  • Intervention prévue, nommée TUMORECTOMIE SD , le 17 décembre en ambulatoire à 7h du matin

Je crois que je n’ai rien oublié des joyeusetés à venir. Je note tout c’est plus sûr.

A partir du 17, repos complet.

Et 1 mois et demi après, radiothérapie pendant 4 à 5 semaines tous les jours. Mais nous n’en sommes pas là !

A présent, munie du panorama complet, je vais pouvoir communiquer