À mes 25 ans, j’ai eu comme cadeau, l’annonce de mon cancer du sein en état très avancé.

Étant totalement dans le déni, j’ai réagi comme si on m’annonçait que j’avais une grippe.

De nature directe, à brasser dans tous les sens, j’ai mis très peu de personnes au courant de ma situation. Je ne voulais pas que l’on me voit comme la copine ou la fille malade et que les comportements changent à mon égard.

Ce n’est pas dans mon caractère de me plaindre ou d’être trop dans l’empathie et je ne voulais surtout pas que les autres le soit pour moi.

Mes ami(e)s proches ont été exceptionnels et n’ont jamais fait de différence ce qui je pense, et j’en suis même sûre, a fait 80% de ma guérison.

J’ai beaucoup galéré pour les 20% restant, en subissant absolument tous les effets secondaires. Heureusement j’avais une équipe médicale fantastique qui m’a permis de vivre au mieux ces moments de faiblesse.