J’ai senti un ganglion au niveau du cou en avril 2025 et fin juin 2025 tout a basculé lors d’un scanner au cours duquel le radiologue m’a annoncé que j’avais trop de ganglions dans l’abdomen et que j’avais 10 jours pour trouver ce que c’était.

De là, le mois de juillet a été rythmé dès le début par des examens et une biopsie. J’ai attendu 15 jours interminables pour que le 21 juillet 2025 l’hématologue m’annonce un lymphome folliculaire et que c’est chronique. Il me laisse le temps de faire la préservation de la fertilité, en me disant qu’on se revoyait après et surtout après ses congés pour le protocole.

J’ai fait les examens et les piqûres la même semaine. Et à partir de là un grand vide. Être malade en été, ce n’est pas la bonne période…

L’hématologue en congés jusqu’à mi-août donc il ne pouvait pas répondre à toutes les autres questions qui me sont venues, de même pour mon médecin traitant et pareil pour la psy de l’hôpital.

Je me suis retrouvée seule et isolée avec cette annonce qui a tout bouleversé. Je me sentais désemparée et je ne savais pas quoi faire.

En août, j’ai ouvert les portes de la Ligue contre le Cancer car il y avait une permanence ouverte, et sans eux je ne sais pas comment j’aurai pu avancer jusqu’au rdv avec l’hématologue et le retour de mon médecin traitant. C’était un cauchemar.

J’ai dû aussi m’organiser car je suis maman solo d’une enfant de 8 ans et les vacances avec elle ont été fortement perturbées. Heureusement que le temps était partagé avec le papa (15 jours en juillet et 15 en août) pour lui changer les idées.

J’ai essayé de trouver des petites activités et de partir sur deux jours mais ma fille en garde un très mauvais souvenir car la maladie lui a privé de vraies vacances avec sa maman.

Cet été je profite des moments avec ma fille pour rattraper l’été perdu. Même si la rémission n’est pas encore annoncée et qu’il a été découvert une lésion sur un rein. Le médecin me laisse le mois d’août tranquille pour m’opérer en septembre pour ne pas perturber les vacances.