Tu es entré dans ma vie en novembre 2024 (apparemment ça faisait un moment que tu me tournais autour). J’ai su que tu étais là car tu apparaissais sur une photo, comme un fantôme sur un vieux cliché de famille.

La photo était noire et toi tu étais vêtu de blanc, fixé sur mon poumon gauche. C’est là que tu as décidé de m’en faire voir de toutes les couleurs…

Essoufflements, fatigue, insomnie et angoisses, l’anxiolytique est devenu l’un de mes alliés. Je t’ai détesté et maudit, encore aujourd’hui !

J’en ai fait du chemin pour te sortir de ma vie, chimio, immunothérapie, autogreffe de sang, rayons. Tu as marqué mon corps de ton empreinte.

Je porte cependant ces marques fièrement, souvenir de cette aventure toxique.

Tu t’en es pris à plusieurs membres de ma famille et amis… et tu continues. Pour ça je te hais !

Tu as voulu me mettre à plat mais mon entourage s’est mis en 1ère ligne pour former un bouclier, pour que tu ne m’emportes pas dans ta folie.

Je ne sais pas combien de temps durera cette relation mais je ne veux plus de toi.

Ton ombre disparaît petit à petit de la photo… et moi je danse la vie !