Je m’appelle Louis, j’ai 73 ans, atteint d’un cancer urothélial métastatique, soigné par chimiothérapie et immunothérapie depuis le 21 juillet 2025.

Auparavant, j’ai été opéré d’un cancer du colon droit qui m’a été enlevé sous coelioscopie en 2019 au CLB à Lyon.

Ayant de fortes douleurs à la vessie, soigné dans un premier temps par un urologue, qui manifestement ne savait plus quoi faire, j’ai consulté, grâce à un médecin de famille, le service urologique de l’hôpital Lyon Sud à Pierre Bénite. Après des examens, cet urologue a essayé une BCG thérapie. Je ne l’ai pas supportée. Donc la décision, ma décision, a été prise de tout enlever. Opéré en 2020, j’ai depuis un breaker (une poche abdominale).  Et cela se passe très bien. 

Entretemps, en mars, j’ai fait huit jours de réanimation, suite à un problème post-opératoire de pose de sondes JJ.

En 2024, en mars, le chirurgien me dit , »vous avez un cancer « Je ne sais pas où, on va chercher. Nous sommes dans le cadre du suivi du cancer du colon. C’est un petscan qui a révélé cela. Le diagnostic est tombé.

Une oncologue me suit depuis ce moment-là au CLB. J’ai entamé la chimiothérapie et l’immunothérapie le 21 juillet 2025. Les premiers cycles ont été perturbateurs, le dosage à la chimiothérapie devant être ajusté. Problème hépathique, et après, pb digestifs. Vomissements, perte de poids intense, cheveux qui tombent, très très durs moments entrecoupés d’un séjour en urgence… .

Le CLB a repris la main et organisé des SAD (soins à domicile). Perf d’hydratation,et d’antivomitif. J’en suis là maintenant, au 7e cycle que je vais aborder vendredi prochain.

C’EST TROP DUR… La fatigue énorme est là. Les nuits sont courtes, heureusement mon épouse est là et les enfants aussi.

Comme je l’avais dit à l’oncologue quand elle m’a annoncé ce cancer : à mon âge, cela sert à quoi d’être soigné. Au début, je ne m’attendais pas à « cette machine » qui allait se mettre en place. J’ai commencé à prendre conscience du problème quand, lors de la première séance de chimiothérapie immunothérapie, l’infirmière lâche :  » Les prochains mois, vous allez prendre l’habitude »… . Quoi ! Les prochains mois, et là, elle n’a plus rien dit… Cela fait donc cinq mois que je suis sous traitement.  Et c ́est psychologiquement très dur.

Se sentir diminuer physiquement avec un entourage aux petits soins pourtant, et la fatigue…

Lundi prochain, petscan, le deuxième, le premier ayant révélé un « combat »positif, comme le dosage a été diminué, on va voir ce qu’il s’est passé au niveau des ganglions cancéreux.

Merci  pour votre écoute. Bon courage à tous. Louis