Début juillet 2026, je « sais » depuis déjà quelques mois et je retarde la consultation. Mammographie, scanner, ponction, tout s’enchaîne à toute vitesse. J’ai connu beaucoup de praticiens et d’hôpitaux mais là, c’est bien mieux que tout ce que j’ai connu : une prise en charge rapide, sans faux semblants et bienveillante.

Je ne sais pas si c’est du déni ou de la lucidité, je ne suis presque pas inquiète, j’ai confiance, ça se soigne, il est à un stade intermédiaire, donc l’espoir est permis.

le Pet-Scan fait apparaître d’autres points à vérifier, le colon et le poumon. Bon, on va faire un lot pour tout ça ? Je l’ignore.

Tout ce que je sais c’est que, bizarrement, depuis l’annonce, je suis étrangement calme.
Il y un fait, il y a ce qu’il faut faire et on le fait et pour le reste, la vie décidera.


Du coup, je prends conscience de la fragilité et je veux protéger ma famille. Alors je range mes papiers et je rédige un testament, sans morbidité aucune, juste ce qu’il faut faire pour ne pas être celle qui subit mais qui agit, comme pour le traitement.

Tellement de bienveillance, d’efficacité des médecins et du personnel soignant à l’hôpital de Colmar, j’éprouve de la gratitude. Si j’en meurs, je serai contente d’avoir eu le temps de me préparer.