Le 16 février 2022, ma vie a basculé. La veille de mon anniversaire, j’apprends que je suis atteinte d’un cancer de l’estomac. Ce jour-là, il faisait chaud à Douala. J’étais à l’hôpital Poitiers, avec mon fils de 3 ans. Il jouait innocemment, sans se douter que sa maman venait de croiser un mot qui allait tout bouleverser : « adénocarcinome. »

Je l’ai lu, sans comprendre… Alors j’ai sorti mon téléphone, j’ai cherché. Et là, le sol s’est dérobé sous mes pieds.

Je suis montée voir le gastro, le cœur lourd, les mains tremblantes… Je récitais « Notre Père » en boucle, espérant un miracle. Mais les mots du médecin sont tombés comme un couperet : « Madame, vous avez un cancer de l’estomac. Il faut vous opérer très vite. »

J’ai regardé mon fils… si petit, si fragile. J’ai pleuré. Pas de douleur. Pas de peur. Juste une immense tristesse. Le mot « cancer » me paraissait lointain… réservé aux riches ou aux autres.

Moi, j’avais juste des brûlures, des douleurs, un hoquet persistant. Rien qui ne criait « cancer ». Avant ça, on m’avait prescrit vingt comprimés par jour pour une simple gastrite.

Ce n’est qu’après plusieurs rendez-vous, des examens poussés – fibroscopie et biopsie – que la vérité est tombée. Mais aujourd’hui… je suis là. Je suis en rémission. Et si je témoigne, ce n’est pas pour faire pleurer, c’est pour donner de l’espoir. Le cancer n’est pas une fin. C’est une épreuve, oui, mais qu’on peut surmonter avec foi, courage et amour. Mon fils m’a donné la force de me battre. Et moi, j’ai choisi de vivre.