Une leçon de vie

 

Printemps 2013, ma mère m’appelle et m’annonce son cancer du sein, elle veut que ce soit moi qui prévienne les autres…

16/04/2015 : je le sentais au fond de moi, je dépose les enfants à l’école et je file à l’hôpital… Je tiens sa main… Elle part… Je suis effondrée.  Je ne sais même pas exactement quel cancer du sein elle a eu… Elle a été si brave. Et moi je suis infirmière, mes sœurs médecins… On cherche, on fouille dans son dossier…

 

Février 2017 : je suis à Paris, j’ai repris des études et j’ai 42 ans, je suis en master de psycho du travail après avoir validé ma licence tout en bossant à temps plein, je bosse jusqu’à des 2-3 h du matin, je cherche un stage en RH… Je veux fuir le monde des malades…

 

Je sens une boule ou plutôt un faisceau dur… J’y pense bien sûr ! Mais pas moi, je ne suis jamais malade ! J’ai enfin mon stage ! Le premier diagnostic tombe !

Entre février et avril : 3 diagnostics : in situ de haut grade, infiltrant suspicion HER grade2 et c’est seulement sur la mastectomie qu’on m’annoncera le triple négatif de grade3… Le même que ma mère… Le choc… Le néant. Alors forcément ça rend les choses très difficiles.

 

Les recherches génétiques m’obligent à fouiller dans le passé familial complexe… J’espère être mutée pour donner du sens et intégrer un essai thérapeutique et contre toute attente je ne le suis pas… Le hasard , la faute à pas de chance.
Les traitements sont sans effets secondaires, la méditation m’aide énormément…  Je me pose, je fais une pause…
Aujourd’hui je cherche à changer de métier en m’éloignant de tout stress… Mon reclassement a été refusé car mon poste  » physiquement  » est adapté… Mais l’aspect psychologique n’a pas été retenu…

 

J’entame donc un autre combat : retrouver une formation, pas trop onéreuse et qui me permette de travailler à côté, mais sans l’épuisement que j’ai connu en master. La route n’est pas simple, ni droite. Mais aujourd’hui je tire des leçons de tout ça, j’essaie d’être indulgente avec moi-même et partage mon optimisme.

Le cancer pour moi, c’est mon corps qui a crié stop !

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