Mieux vivre la maladie chronique
M'informer, Me retrouver
Mon parcours personnalisé
Suivez-nous !
Partagez votre vécu à votre manière, par un texte, une image, une vidéo !
« Témoigner procure du sens à sa propre existence et permet à d’autres d’en tirer avantage. »
Philippe Bataille, sociologue
Accueil Témoignage L’après-cancer, ce n’est pas un clap de fin
Parce que mon amie m’a dit : « On parle beaucoup du cancer du sein pendant les traitements mais pas assez du après… »Alors ce témoignage a pour but de sensibiliser à ce qu’on vit après ces traitements lourds.
L’après-cancer…Pendant les traitements, t’es en mode survie.Tu coches les rendez-vous à l’hosto, tu encaisses les chimios, les chirurgies, la radiothérapie, tu fonces droit devant.Ton corps, ton mental, tout est braqué sur un seul objectif : tenir, avancer, te soigner, te débarrasser de cette maladie.Et puis… un jour…On te dit “c’est fini”. On se revoit dans 6 moisLes gens sourient, ton téléphone sonne moins.Tes cheveux repoussent…
Tout le monde pense que c’est le happy end et que tu pourras tourner la page pour toujours.Mais c’est là que ça commence.Le silence après la tempête.Ton corps relâche, tes émotions débordent.Tu te demandes : et maintenant je fais quoi, je suis qui, je sais plus ?
Et puis ton oncologue te dit que tu seras sous hormonothérapie pendant minimum 5 ans pour éviter cette récidive qui est une vrai épée de Damoclès.Tu reprends le travail parce que ça te permet de retrouver une vie normale et puis… Tu t’écroules
L’hormono c’est quoi au quotidien ? Un comprimé à prendre tous les jours ? « Oh bah ça va t’a vécu le plus dur! »Ben non le plus dur il est devant moi, le après cancerQuand tous les jours tu réveilles dans un corps épuisé, tellement fatiguée que tu es obligée d’organiser tes rdv pour être sûr d’avoir des moments de sieste sinon tu t’endors au volantQuand tu te lèves du lit en voyant ton corps rouillé, douloureux, ton esprit dans le vagueTa mémoire qui flanche tous les jours te demandant si tu ne fais pas un début d’Alzheimer… Ta famille et tes amis savent et te soutiennent. Parfois on en rit et parfois on s’inquiète…
Alors de Infirmière aux Urgences, hyper active tu es passée à femme malade qui essaye déjà d’arriver à se lever le matin te disant qu’un jour de plus est gagné…
Tu fais des projets professionnels pour quand tu pourras « enfin » espérer reprendre une activité…. : Infirmière santé au travail par exemple car les soins en 12h te demandent trop d’attention et que tu ne t’en sens plus capable, reprendre les pompiers qui m’animent depuis 27 ans maintenant et intégrer une ONG pour partir faire de l’humanitaire comme infirmière, un rêve !!!!
Mais quand, quand tout cela sera possible, tout le monde me dit qu’il faut du temps pour se remettre mais… Combien de temps ai-je encore devant moi ?
L’après-cancer, c’est pas un clap de fin.C’est un autre combat, invisible, intérieur.Un champ de ruines parfois où tout est à reconstruireEt ça rappelle une seule chose :Que chaque jour de l’après est quand même une sacrée chance.
Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *
Votre commentaire
Nom
Email
Enregistrer mon nom, mon e-mail et mon site dans le navigateur pour mon prochain commentaire.
Ce site est protégé par reCAPTCHA et la Politique de confidentialité, ainsi que les Conditions de service Google s’appliquent.
Bravo pour tes mots sur des maux qui nous empêchent d’avancer, ces douleurs et ces doutes qui rythment nos journées. Oui nous avons un parcours compliqué pendant une année, mais les 5 qui suivent sont de vraies montagnes russes. Une mauvaise blague qui nous tourmente chaque jour. Alors on prend chaque instant de plaisir, on accepte notre nouveau SOI mais surtout on est là et chaque jour est une victoire. Bravo Céline pour ce texte qui fait écho à ma vie.
Tellement touchant, profond et vrai, bravo Céline 🙏💖
Ceux qui savent , savent . Tu as posé les mots qui dictent mon quotidien de l’après cancer, qui dictent le quotidien de tellement de patients . D’ailleurs, passer de « j’ai un cancer » à « j’avais un cancer », tout d’un coup, cette transition est difficile à franchir et même à concevoir. À te lire, je me sens moins seule et je te reconnais . C’est sans doute cela aussi la vertu salvatrice de tes paroles, nous offrir cette communauté qui réchauffe les cœurs et nous donne l’espoir en partage .
C’est exactement ce que je ressens actuellement. Alors oui, j’ai cette chance de ne pas avoir eu de chimio ni de radiothérapie ni d’être sous traitement hormonal, cependant, le traitement a été lourd : mastectomie du sein gauche… je suis en pleine “reconstruction” (dans tous les sens du terme. C’est soudain, violent, et le corps tout entier se met en mode “survit”. On devient une vraie machine de guerre. On ne réfléchit plus, on part au combat ! Et quand tout s’arrête et bien tout s’effondre et le deuil commence… et là c’est ultra violent. La douleur n’est plus physique mais elle devient aussi mentale et la peur nous envahit.
Bravo Celine Je me permets de m’associer à ton témoignage tellement juste sur les effets de l’hormonothérapie qui ruine nos jours et nos nuits pour éviter de récidiver!
Parce que le Cancer du sein est un combat de tous les jours h24 Il vous tombe dessus, parfois indétectable sans les images comme pour moi en mars 2019 au détour d’une mammographie Il est là il sommeille, alors faite vos mammographies svp! Ce crabe est vorace ! Il prend également les jeunes femmes d’une vingtaine d’années Alors écoutez votre corps, consultez insistez pour faire un examen si vous avez un doute. Il est l’un des plus meurtrier!! Quoi qu’en dise les médias Il se soigne mais vos vies resteront cabossées, les traitements sont certes là pour éviter la récidive mais ils vous déglinguent, pertes d’attention, de mémoire, douleurs articulaires et neuropathiques xxl , cela vous bouffe les articulations, sans oublier les prises de poids qui sont terribles ! Nous sommes cassées, notre image est cassée psychologiquement et physiquement. Mais sachez que nous sommes des guerrières, que la vie nous on a envie de la bouffer jusqu’au bout ! Alors oui, certains peuvent me trouver folle ou autre, mais cette étape de ma vie m’a encore plus donné l’envie de faire des choix auxquels je n’avais même pas pensé avant mars 2019 ! Il m’a donné la force d’oser et ça a changé ma vie 🙏
Ma mère disait à quelque chose malheur est bon
Aujourd’hui je suis épanouie au sein de mon travaille même si mon corps me trahit, je suis deux fois plus une guerrière qu’avant Merci à ma famille mes ami(e)s sans vous peut être que je ne serai plus là Vous êtes ma force mon envie de vivre également Battez vous, aimez et profitez de cette vie avec ceux que vous aimez 💖 Ma fille suite à ma première séance de radiothérapie m’a prise en photo avec le marquage aux feutres pour cibler les rayons Mon sein est alors devenu Le Picasso des rayons pour finir de tuer le crabe Il illustre le crayon qui écrit le livre de ma vie À mes copines Les Roses Poudrées et à toutes les guerrières sous traitement ou en rémission je vous embrasse 😘force et courage Encore bravo Céline 💖
On se sent un peu seul et demuni face à tout ça, et le après est effectivement un mode survi parfois, les médecins ne sont hélas pas toujours dans l’écoute et le patron n’est pas toujours dans la compréhension par ignorance…c’est pas tout les jours facile , je me suis beaucoup retrouvé dans votre texte vraiment bien réaliste, courage à Nous….
Tellement vrai , tout se que vous dite encore faut il se savoir compris . Pas facile les douleurs sous hormonotherapie. Bon courage à vous
J’ai vraiment l’impression que vous avez écrit exactement ce que je vis et ressens Bravo à vous Vous me rassurez … je ne suis donc pas folle et surtout je ne suis pas seule à vivre ce que je vis
Merci à vous
Bonjour Céline, C’est tellement vrai ce que vous exprimée, pendant le traitement on est accompagnée, écoutée, entendue, on prend soin de nous. Puis vient enfin la fin des traitements et la solitude. La fatigue toujours présente, les effets secondaires de l’hormonotérapie et la peur dès qu’une douleur inhabituelle survient. Mais on est vivante, on c’est battu et on a gagné la bataille, je fais de mon mieux pour avancer, ma famille et mes amis sont présents, mais j’aurais aimé que le milieu médical soit présent aussi après le traitement. Bon courage Céline, quand on a traversé cette épreuve, rien ne peut nous arrêter et même si c’est parfois difficile, on est vivante.
Je confirme ma demande de contact de l’auteur en transmettant mon prénom/pseudo, ainsi que mon adresse e-mail.