Mélanie, 30 ans, aide soignante de métier.

Le cancer s’est invité dans ma vie sans prévenir. Un cancer du sein triple négatif.

Un mot violent, une réalité encore plus dure.

Quand tout a commencé, ma fille n’avait que 8 mois et demi. À un âge où je n’aurais dû penser qu’à ses rires, ses premiers pas, ses bêtises… moi, je comptais les séances :

16 chimiothérapies.

15 radiothérapies.

Les rendez-vous.

Les examens.

La peur.

Il y a eu la mastectomie. Ce corps qu’on ne reconnaît plus. Ce miroir qu’on évite. Cette sensation de devoir réapprendre à être soi.

Et malgré tout ça… je n’ai pas eu de réponse complète au traitement.

Alors aujourd’hui, le combat continue.

Je suis sous immunothérapie toutes les trois semaines, avec une chimiothérapie en comprimés, à la maison.

Ce n’est pas fini. Ce n’est toujours pas juste. C’est épuisant. Physiquement. Mentalement. Émotionnellement.

Mais il y a elle.

Ma fille.

Ma raison de tenir quand tout tremble.

Ma lumière quand tout devient sombre.

Ma force quand je crois ne plus en avoir.

Je me bats pour moi.

Mais surtout, je me bats pour elle.

Pour qu’elle grandisse avec une maman debout. Une maman vraie.

Une maman qui lui montrera que même dans la douleur, on peut rester digne, forte, vivante.

Ce parcours est dur. Il laisse des traces. Mais il révèle aussi une force que je ne soupçonnais pas.

Et tant que je respire, je continue.