Mieux vivre la maladie chronique
M'informer, Me retrouver
Mon parcours personnalisé
Suivez-nous !
Partagez votre vécu à votre manière, par un texte, une image, une vidéo !
« Témoigner procure du sens à sa propre existence et permet à d’autres d’en tirer avantage. »
Philippe Bataille, sociologue
Accueil Témoignage Des colocataires non désirés
J’ai 56 ans et début mai 2026, on m’a annoncé que le cancer des ovaires s’était invité dans mon corps sans que je lui en donne la permission.
Déjà début 2023, un carcinome un situ s’était développé dans mon accord dans mon sein gauche et la chirurgienne l’a délogé avec une massectomie totale avec reconstruction.
Puis en 2024, je suis rassurée car je n’ai pas la mutation génétique BRCA2 comme mes tantes et ma mère donc risque faible du cancer de l’ovaire. J’avais échappé à la malédiction familiale…
Alors je vous raconte comment a été identifié ce colocataire indésirable.
En décembre 2025, mon appétit s’est fortement dégradé et j’ai exceptionnellement fait l’impasse sur le calendrier de l’avent. Pourtant, j’avais grossi mais j’ai imputé cette prise de poids autour de ma taille pas au chocolat mais à la péri ménopause.
Puis mon bas ventre s’est anormalement développé comme si j’étais à 3 mois de grossesse mais après trois tests négatifs, aucun petit locataire n’avait squatté mon utérus.
J’ai pensé à une occlusion intestinale car j’avais des problèmes de transit mais là encore, fausse piste.
Je suis une sportive et en mars 2026, j’avais des douleurs à plat ventre et des nausées quand je donnais des cours de yoga.
Donc rendez-vous chez mon médecin généraliste qui me parle de graisse abdominale avant l’examen et qui change d’avis après palpation et qui me prescrit une échographie pelvienne et abdominale.
Le manipulateur a l’échographie lui me parle des abdominaux ultra développés, il faut pas exagérer quand même mais change de discours quand il découvre une énorme masse de 10cm sur un ovaire.
IRM d’urgence programmée et j’abrite et nourrit contre mon gré non pas un kyste mais une tumeur si grosse qu’on sait pas sur quel ovaire elle loge.
Fin mars, rendez-vous chez la gynécologue-chirurgienne qui programme une opération le 15 avril et qui pense à une tumeur borderline c’est à dire une tumeur ni bénigne, ni cancéreuse donc hors des clous. J’aime bien ce concept, une tumeur rebelle qui joue du punk dans mon ventre.
Mais après trois semaines d’attente assez difficiles, ma chirurgienne m’annonce début mai que cette tumeur qui s’était logée sur mon ovaire droit est cancéreuse. En fait elle a trois identités : bénigne, borderline et enfin séreuse de haut grade. J’avais donc trois co locataires dans mon abdomen.
Nouvelle opération début juin et cette fois-ci radicale pour retirer le bâtiment, l’utérus et ses dépendances. J’ai eu beaucoup de douleur au niveau du rectum pendant ma convalescence car en fait, il y avait un quatrième co-locataire, une tumeur sur mon ovaire gauche qui se planquait dans une impasse, le cul de sac de Douglas.
Et une nouvelle opération fin juillet pour nettoyer les ordures qui avaient été laissées par les quatre squatteurs.
Et maintenant, 6 cycles de chimiothérapie pour un nettoyage à la javel et assainir totalement mon bassin.
J’en suis à deux cycles et ce qui m’aide, ce sont le yoga, les activités physiques et les soins de support qui me permettent de me reconnecter à mon corps et de retrouver les sensations que j’avais perdues après trois laparotomies.
Mais je sais que je ne serai plus jamais la même mais je ne sais pas encore ce que je deviendrai. Et même si c’est stressant car je ne contrôle plus rien, je vis au jour le jour en profitant de tous les instants agréables.
Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *
Votre commentaire
Nom
Email
Enregistrer mon nom, mon e-mail et mon site dans le navigateur pour mon prochain commentaire.
Ce site est protégé par reCAPTCHA et la Politique de confidentialité, ainsi que les Conditions de service Google s’appliquent.
Je confirme ma demande de contact de l’auteur en transmettant mon prénom/pseudo, ainsi que mon adresse e-mail.