Une histoire, un parcours, un besoin de témoigner sur ce que je définis comme de double peine :

Après un parcours de cancer du sein il y a 4 ans,  la vie me sourit au nouveau. Je rentre en formation pour acquérir de nouvelles compétences et, enfin un job qui me plait.

Un jour, j’ai une bronchite qui s’éternise, c’est au même moment que la  mammographie.

La première peine :

Puis tout s’enchaîne,  rendez-vous avec le docteur : je pleure beaucoup tout tenant  un stylo à la main pour noter les différentes étapes du traitement. Le mot est lâché, récidive : Cancer métastatique du sein hormono-dépendant avec atteinte de la plèvre, nodules dans les  poumons et quelques ganglions en passant.

On me parle de chronicité de la maladie, traitable mais incurable.

C’est parti pour un tour, je réagis bien au traitement avec les hauts et les bas qui vont avec. Cela réduit doucement les métastases.

Seconde peine :

Après un an de traitement, mastectomie totale afin de mieux bloquer la maladie, je me retrouve amazone.

Dans le même temps, une lettre pour un entretien préalable de licenciement suite à mon refus de rupture conventionnelle proposée par l’employeur quelques mois auparavant.

Je suis dans l’incapacité d’y aller. (Je suis en arrêt jusqu’a la fin de l’année) . Pour cela je dois encore  justifier avec le certificat médical du médecin de mon arrêt maladie pour mon absence à cet entretien.

Car la convalescence de l’opération de l’ablation du sein  est trop près pour y aller et j’ai mal. Je me renseigne  quand même et oui l’employeur a droit de licencier.

Je dois me faire aider malgré la douleur car tout est une question de temps.

Deuxième lettre AR mon licenciement est notifié sans moi. C’est possible .

Je continue les luttes. Cette double peine.

On lâche rien.

Voici un témoignage pour les femmes et les hommes qui peuvent le vivre .

Pour la référence vous n’êtes pas seul.e.s